dimanche 16 janvier 2011

Petite idée deviendra grande

Ça a l'air qu'on peut tomber amoureux de ses idées.
On m'a dit que c'était mal. Qu'il fallait éviter à tout prix de se cloîtrer dans ce genre de relations-là. Mais plus j'y pense, plus je me dis que c'est essentiel, si on veut leur donner une chance.
Les idées ont autant besoin d'amour que les humains.

samedi 30 octobre 2010

La page blanche

Première neige.
Ça me donne envie de laisser mon festif-tempérament de côté et de me câlisser de l'Halloween en ce samedi 30 octobre.
Je sens un petit air de solitaire sur ma face pas de maquillage et un petit air d'énergie absente sur mon corps pas de costume. Parfait pour écrire. Maintenant que mon petit dernier court-métrage est sur le point de laisser entrevoir ses premières dents le lait, je peux me relancer dans un autre projet. J'ai un an top chrono pour écrire mon nouveau bébé. La page blanche m'excite plus qu'autre chose. C'est un syndrôme fort agréable, à mon avis. Être ébloui par les possibilités. C'est un peu comme être jeune. J'ai lu dernièrement dans un roman de Kundera (Kundera, criss. Wow de wow.) que la jeunesse était une valeur plus qu'un état d'âge. J'aime ça. Je prends et je mets dans ma pochette de valeurs. Odile Gamache ne sera jamais vieille, merci, bonsoir. Ça me fait pas peur, les rides. C'est de perdre mon amour pour le syndrôme de la page blanche qui me fait le plus peur. D'avancer dans l'entonnoir des possibilités qui rétrécit. Le genre de robot-machin dans Le Magicien d'Oz a un entonoir sur la tête. Et son visage est argent. Je me demande si le mot argent vient du fait que l'argent était la couleur de l'argent ou l'inverse. Cela n'a pas beaucoup d'importance, considérant que l'humain détruit l'environnement et que l'économie domine le monde. Ça non plus n'a aucune importance, considérant le fait qu'on ne sait même pas si nous sommes seuls dans l'univers. Et ensuite, en quoi l'inventeur du plat tupperware peut-il être fier.
J'ai la pire tête ; 20000 idées me traversent l'esprit par seconde, mais je ne suis pas capable d'en attraper une et de la développer à 100%. Je suis un redbull cérébral et c'est fort ennuyeux. Je crois que j'aurais besoin d'être seule devant un paysage mort, immobile, silencieux pour quelques semaines. Je disposerais à ma gauche un filet à papillon et à ma droite un petit bocal. Je m'assoierais en indien, parce que ça fait plus sérieux lorsqu'on parle du monde des idées. J'ouvrirais grand mes yeux, mais je ne verrais pas vraiment le paysage. Je verrais mon redbull-cerveau dénudé, sans même son caleçon. Et le paysage immobile annesthésierait mes idées une à une. Elles gèleraient lentement devant mes yeux. Je prendrais alors mon filet à papillons et je sélectionnerais celles qui me paraîtraient amusantes, jolies, ingénieuses ou originales. Je poserais alors sur mon nez de grosses lunettes bien lourdes et classerais le tout, avec la plus minutieuse attention. Et lorsque tout me paraîtrait en ordre, je quitterais le paysage immobile, en ne laissant aucune trace. De cette manière, je pourrais envoyer d'autres redbull-cerveaux-amis en cure. Et je construirais des condos dans mon joli paysage pour que plus de redbull-cerveaux-amis se soignent. Et j'implanterais une chaîne de restauration sympa pour que la cure soit des plus agréable. Mais certains sont difficiles lorsqu'il est question de nourriture. Alors je ferais débarquer un McDo qui ferais jouer cKoi très fort pour déranger les redbull-cerveaux-amis. Et un centre d'achat s'imposerait de lui-même, parce que les humains ne peuvent pas vivre dans le silence de leurs pensées ; ils doivent être divertis et dépenser. De toute façon, c'est mal de penser. C'est mieux dépenser. Sans cela, on pourrait avoir des idées.
Ne distribuez surtout pas de pages blanches aux citoyens, dirigeants. Surtout pas.
Noircissez tout ce qui est blanc.

dimanche 10 octobre 2010

Préoccupation automnale

Je n'ai encore jamais pleuré en regardant une toile et ça m'angoisse.

mercredi 6 octobre 2010

Torture X-tream

J'ai écouté un documentaire sur la privation sensorielle.
Les cobayes restaient enfermés pendant 48h seuls dans une petite pièce complètement noire enfouie dans un vieux bunker au milieu de la forêt, coupés de tout stimulis sonores, visuels, tactiles ou sociaux.
Tous leurs faits et gestes étaient filmés par une caméra infrarouge et un microphone enregistrait leurs monologues (plusieurs se parlaient pour tenter de faire passer le temps).
On a évalué leur capacités intellectuelles à l'aide de questionnaires et de tests avant et après les 48h. On les a donc suivis durant leur périple. Résultat : ils viraient tous sul'top!
Le taux d'erreur lors des seconds tests a atteint 200% par rapport aux premiers.
Ayoye! Seulement 48h et ils ont perdu presque la moitié de leur jugement et de leur logique.

Conclusion : le cerveau humain doit toujours être stimulé, sinon il se détériore drastiquement.
On connaît surtout l'enfer représenté comme un lieu sombre où le feu nous encercle et où la chaleur est suffocante. Mais une autre des conceptions de l'enfer, c'est la privation sensorielle suprême. Aucune présence, aucun stimuli, aucune sensation du temps qui passe. Arien. Seule la conscience d'être. Mais c'est quoi exister, sans aucun stimuli?

Le cerveau humain est la chose la plus fascinante qui existe.
Dans ma liste de choses-impossibles-à-faire-mais-que-ça-serait-trop-nice, j'ajoute ceci :
Meeting avec le plus grand neurologue de tous les temps en l'an 2600 afin qu'il m'explique le mystère enfin résolu de la matière grise.

lundi 27 septembre 2010

Le mur, ou comment tout reconsidérer en cinq minutes

Je suis surstimulée ces temps-ci. Ça fait du bien au moral. Je pète le feu, j'ai des projets qui s'empilent dans ma tête, je m'investis à 100% dans ce que je fais et mes efforts portent fruit, car je me surprends de plus en plus.
Mais je revenais en vélo dans la pluie tantôt et un élément déclencheur x a fait partir le système d'alarme interne de manière assez abrupte.
Est-ce qu'on devrait se sentir mal d'être heureux.
Est-ce qu'il faut porter le poids du malheur des autres?
Est-ce qu'être heureux, c'est égoïste?
Étudier le théâtre, la couleur, la sensibilité, le trait, ctu égoïste?
Criss chtu égoïste, moi?

lundi 13 septembre 2010

Flirter avec la lumière

Mon école, c'est Poudlard.
Et mes professeurs, ce sont des master-king-best-of-the-west.
Et les étudiants sont top-fun-allumés-intéressés-wow-miam.
Et c'est situé à 15-minutes-de-vélo-impossible-contente-bravo.
Et il y a de vieux-pleins-de-vie-planchers-en-bois-beaux-qui-craquent.
Et j'ai jamais autant eu envie d'apprendre-de-me-pousser-go-go-go-power-ranger-you-can-do-it-push-it-further-donne-toi-à-fond-mets-ton-110%.

Et aujourd'hui, j'ai fait du modèle nu tout l'avant-midi.
Mon professeur, le célèbre peintre François Vincent, nous parlait de la lumière, en détachant chaque mot, comme pour ne pas la blesser, comme pour lui rendre honneur, comme pour s'assurer de lui donner tout les bons qualificatifs qu'elle mérite. D'un geste lent, il désignait un triangle de lumière sur la cuisse de la femme nue qui ne bougeait pas. Il nous parlait lentement, sans nous regarder, comme hypnotisé par ce petit triangle. Il nous expliquait que le but ultime du dessinateur était de comprendre avec les yeux. Il ne faut voir que la forme, l'ombre, la lumière et la couleur. Rien d'autre. Il était là, devant nous, à faire sa déclaration d'amour à la lumière et je le trouvais tellement touchant. J'avais l'impression d'être devant un grand philosophe.
Il y a quelque chose d'immensément apaisant dans le dessin d'observation.
C'est une forme de méditation très profonde.
Être capable d'avoir accès à la réalité visuelle et non conceptuelle des choses n'est pas donné à tout le monde. Certains sont beaucoup trop rationnels pour cela. C'est dommage.
Parce que, entre nous, le dessin est une forme de méditation beaucoup plus accessible que de tenter d'atteindre le nirvana en ne pensant à rien.
Même pas besoin de se raser la tête ni de porter une couche, en plus de ça.

Il faut juste flirter avec la lumière.
Puis, avec la pratique et l'entêtement, peut-être qu'elle acceptera un souper en tête-à-tête.

samedi 4 septembre 2010

Les spéciaux

Aujourd'hui, j'ai vu un arc-en-ciel triple dans le ciel.
Ça m'a mis dans un état euphorique.
Il faudrait des arcs-en-ciel tous les jours.
En fait, non.
Ils doivent rester spéciaux.