mercredi 28 avril 2010

Aller, on s'barre.

J'ai été excitée toute la journée comme un kid de 7 ans devant un sapin de Noël plus petit que le tas de cadeaux en dessous et relié par intraveineuse à une machine expresso chargée à bloc.
Après le cégep, roadtrip jusqu'à Cap Hatteras, avec les girls. HA.
D'ici là, ne reste qu'à monter l'expo de A à Z, passer la %?*#@ d'entrevue stressante de scénographie, clencher les examens, fêter la fin pour quelques jours ET ON DÉ-CÂ-LI-SSE.




mardi 27 avril 2010

Pensées et impressions du 27/04/10

Les vapeurs de caoutchouc, ça rend vraiment dingue.
La soupe est une chose réconfortante.
Je me pète toujours la gueule quand il y a de la neige d'accumulée sur le blacon.
Les barres tendres, ça goûte toute la même criss d'affaire.
Le hockey, malgré tout ce que j'en pense, est un truc rassembleur.
La guerre froide s'est implantée dans ma gorge. Ça va probablement éclater à la fin de la session.
J'aurais aimé être amie avec Marie Curie.
Il ne faut pas interchanger le cury et la cannelle.
Les gens ont un osti d'air bête quand il tombe de la merde.
Excel est un logiciel terriblement intelligent.
L'encre à l'eau tache les doigts pour exactement 2 jours.
Léopold Foulem est quelqu'un d'étonnement très marquant.
Un journal mouillé est désagréable à manipuler.
Ça doit être cool être un "homme-orchestre".
Je voudrais bien avoir le E-ELT dans ma chambre, merci.



mercredi 21 avril 2010

Rêvasserie et confabulation

Je me suis réveillée ce matin en panique. Ça m'a pris une bonne minute avant de comprendre que je venais de rêver.

Encore quelques petits instants, et c'était notre tour de monter sur scène. J'étais la claviériste du band (ah ben!) et on s'apprêtait à jouer en grande première notre dernière pièce musicale. Le truc embêtant, c'est que j'oubliais à chaque minute la mélodie que je devais jouer. Je m'entends encore demander dans les coulisses aux autres membres du groupe "c'est quoi déjà, mon bout?". On me le sifflotait, mais rien à faire, deux minutes plus tard, je l'avais encore oublié. Alors que je commençais à trouver ces trous de mémoire perpétuels légèrement angoissants, j'ai réalisé que mon petit piano FisherPrice (!?) n'avait plus de piles. On m'a tout de suite suggéré de chanter à la place. Très cool, je ne sais pas du tout chanter. Et je ne me souvenais pas plus de la mélodie.

Réveil matin. Fiou. J'étais encore dans les vappes, alors je ne peux pas l'affirmer avec certitude, mais j'ai cru voir mon cadran me faire un clin d'oeil. Instinctivement, j'ai pensé lui en faire un en retour. Ayoye. J'ai finalement retrouvé mes esprits après un double expresso et une bonne toast au beurre de peanut. J'en dois quand même une à mon cadran. Tiens, je lui donne congé demain matin.

Rêver est une chose très l'fun.

C'est comme si on se parlait à soi-même, mais dans un langage supra codé. J'aimerais bien payer une bière à mon subconscient et l'inviter à me dévoiler les secrets de mon profond surmoi. Je suis certaine que les subconscients sont de gentilles choses. Ils parlent probablement en hiéroglyphes et se déplacent en rollerblades. Je n'ai pas de problème avec ce genre de personnes. Je sais dessiner et faire du skateboard de profil. On s'entendrait, j'en suis certaine.

Le hic dans tout ça, c'est que je ne sais pas si les subconscients aiment la bière.

samedi 17 avril 2010

Pêche à la ligne

Ça me trotte dans la tête depuis hier soir. Jules avait raison.
Je n'ai pas du tout envie d'avoir des amis gentils.
On s'obstinait à savoir si c'était une qualité importante.
J'ai fouillé dans le dictionnaire : "Qui plaît par son respect délicat des convenances dans ses rapports avec autrui".
Être gentil a selon moi une connotation presque négative par le fait que c'est une qualité tellement banale. Tout le monde peut être gentil. Être gentil n'implique rien. Être gentil, c'est facile. Trop facile.
Et Jules d'interrompre notre débat en sortant tout simplement : "Je préfère les gens stimulants".
Silence.
Le sage a parlé.
On se retourne lentement vers lui. Il prend une gorgée de vin, sans nous regarder, comme si de rien n'était.
La phrase est sur repeat dans ma tête. Ça sonne ben en criss. Plus j'y pense, plus c'est ça.
Jules finit par laisser échapper un petit rire.
De amis stimulants... Je regarde autour de la table et c'est exactement ce que j'ai sous les yeux. C'est le dénominateur commun icitte, aucun doute. On se regarde, on rit. Le débat est clos. Facile de même.
Faut des amis pour être stimulés dans toutes les directions. Si mes amis étaient des cannes à pêche (!), je voudrais que chaque centimètre de peau de mon corps soit accroché à un hameçon et qu'ils me tirent dans toutes les directions. Je veux subir une homothétie d'un facteur 100. Je veux avoir le goût d'en apprendre sur la brique et le béton parce que Philémon est ben trop excité quand il me raconte avec passion ses cours d'architecture. Je veux essayer de faire la split parce que Jérémie, lui, est capable. Je veux être dépaysée pendant longtemps dans un no man's land parce que Max a dont ben l'air d'avoir compris la vie depuis son retour. Je veux apprendre l'allemand parce que Étienne est tellement cute quand il essaie de nous apprendre à prononcer guten tag. Je veux lire tout Freud parce que les yeux d'Isa lui sortent des orbites quand elle m'en parle. Je veux apprendre le piano parce que ça me fait pleurer d'écouter Jean-François jouer. Je veux bien me forcer à goûter du criss de fromage de chèvre parce que tout mes amis me disent que je manque quelque chose. Je ne veux rien manquer. Et si ma quête pour ne rien manquer se fait en solitaire, je suis déjà game over.

Tout le monde devrait savoir pêcher.



mardi 13 avril 2010

Le Non-Savoir

Plus j'apprends des trucs, plus je suis fascinée par ce que je ne sais pas.


dimanche 11 avril 2010

L'ingéniosité du Plaisir

Le dude qui a inventé la notion de plaisir est un bright. Et tous ses sous-ministres sont des brights. Et le LightBright est un jouet fascinant qui devrait remplacer les microscopes dans les ennuyeux cours d'histologie.
Le fait est qu'il est impossible de déjouer le Plaisir.
Comme Voltaire l'a si bien dit : " Toujours du plaisir n'est pas du plaisir".
Le ministre bright de tantôt a établi une limite au plaisir afin qu'il ne s'anéantisse pas de lui-même à long terme. De cette manière, aucun abus ne peut être enregistré dans les tours de contrôle du ministère du Plaisir. Si on pouvait exagérer en consommant du plaisir sans être restreints par cette limite, on finirait par trouver la source de plaisir banale et le concept s'autodétruirait. Or, avec cette limite, on se doit d'arrêter au bon moment, pour mieux recommencer plus tard. Et le ministère a pensé à tout : même à la taxe imposée lorsqu'un individu frôle cette limite (le mal de coeur après l'excès de chocolat, les coups de soleil, les endorphines après l'amour, le mal de tête des lendemains de veille, les chansons pognées dans tête, la turista, etc.) L'épicurisme est une chose bien faite. J'aime les choses bien faites.
Il faut plus de mal de tête, plus d'endorphines, plus de chansons dans la tête. Et des projets pour garder les pieds sur terre. Du chewing gum à l'hélium, mais de petits cailloux dans les poches.

samedi 10 avril 2010

Vernissage

Très bientôt, les finissants d'arts plastiques du cégep de St-Laurent seront pour une fois habillés chics.
On va vous en faire voir de toutes les couleurs.
Et nos mamans vont être fières de nous.

jeudi 8 avril 2010

Les jours se suivent, mais ne doivent pas tous se ressembler, merci, bonsoir.

J'ai capté un fragment de conversation entre deux vieilles dames ce matin dans le métro. Et j'ai pris deux heures de ma matinée pour m'en remettre.
L'une confiait sur un ton plaintif à l'autre qu'elle trouvait que ses journées se ressemblaient toutes.
Très gros bogg dans ma tête. Très très gros.
Je suis bien consciente qu'en vieillissant, la solitude se fait peut-être ressentir davantage, que la routine est peut-être plus lourde à porter, que la motivation des grands projets n'est plus aussi ardente, MAIS je soutiens que nous sommes entièrement responsables de la monotonie ou de la frénésie de nos journées. Prenez un livre, madame, et lancez-vous dans l'apprentissage de l'Allemand. Ou allez rendre visite à cette vieille amie d'enfance que vous n'avez pas appelée depuis des années. Prenez des cours de danse. Informez-vous des spectacles intéressants à venir. Lancez-vous dans une recette complexe. Lisez des romans d'amour. Apprenez à utiliser Internet. Changez de coupe de cheveux. Repensez la configuration de votre salle à manger. Abonnez-vous à un magasine. Jardinez. Planifiez un petit voyage. Dévorez la bibliothèque du quartier.
Criss, c'est pas dûr.
Je suis hyperactive sur les bords, alors je suis très mal placée pour parler et surtout pour comprendre. Mais ça m'attriste de constater que des gens comme cette dame semblent attendre que leur vie devienne excitante, sans bouger un petit doigt et sans faire le moindre effort. Voilà pourquoi je me donne comme mandat de ne jamais oublier que je suis et que je serai toujours l'unique responsable de mon degré de fun quotidien.
Et je viens de me rendre compte que j'ai mangé un demi ananas à moi toute seule.

mardi 6 avril 2010

L'efficacité et la compagnie des secondes.

Plus on est efficace, plus on a de temps pour l'être encore davantage. Ce serait marant d'essayer d'être tellement efficace qu'il ne soit plus rendu possible de l'être. À expérimenter. Plus tard. Dans un tard éloigné.

Les gens efficaces utilisent leur temps intelligemment. Les gens efficaces ont une montre implantée dans l'hémisphère gauche et ont le lobe du jugement plus gros qu'un boeuf sans jugement. Les gens efficaces ont moins de soucis. Les gens efficaces sont de bons employés et de bons citoyens. Les gens efficaces tappent sur le nerfs des gens moins efficaces. Les gens efficaces me tappent sur les nerfs. Pas parce que je ne le suis pas. Je peux être efficace, si j'en ai envie. Mais j'aime aussi ne pas l'être. Ne pas l'être implique d'étirer le temps. C'est tout de même une sensation agréable que de se dire capable de déformer ce concept. En l'étirant, la personne "non-efficace" se doit, au bout du compte, de le condenser. Car qui sait bien perdre son temps, doit bien savoir le rattraper, dis-je. C'est comme jouer au slinky avec une coordonnée spatio-temporelle. L'élasticité du temps donne une saveur à la vie. Parfois de gomme baloune, parfois de vieux ragoût. Si l'impression du temps qui a vite passé n'existait pas, la notion de plaisir serait réduite de moitié. Être conscient de l'écoulement réel du temps, c'est complètement débile. Même que depuis que j'ai écrit cette phrase, je ne peux m'empêcher de penser aux secondes qui s'écoulent et qui ne reviendront plus me chatouiller l'horloge interne et ça me donne envie de les attraper et de les enfermer dans un sac ziploc. Manipulation délicate. Le sac ziploc me les recrache au visage et elles semblent encore plus vieilles que lors de leur emprisonnement. La seconde est probablement l'organisme (vivant?) ayant la plus courte durée de vie. Heureusement que l'on ne s'attache pas trop aux secondes que l'on a vécues. Nous vivrions une série de deuils malheureux. Plus je m'emporte avec ces petites unités temporelles, plus je les regrette. Faudrait-il que j'affectionne des secondes futures afin de profiter de leur compagnie plus longtemps ? C'est une option à considérer.

À bien y penser, je préférais ma perception initiale du temps élastique. Plus rassurant.

dimanche 4 avril 2010

Les idées qui zigzaguent ou pourquoi ce blog

J’avais envie d’écrire une histoire parce que j’ai trop mangé depuis les trois derniers mois. Le lien est difficile à établir, j’en conviens. En fait, j’ai trop mangé et je n’ai rien chié depuis les trois derniers mois. Encore là, ça n’éclaire rien. J’ai l’impression de jouer aux devinettes. Tiens, jouons pour de vrai alors :

Quel est le lien entre une mère qui n’est pas hôtesse de l’air et une mère qui préfère le dentifrice à la cannelle (chose que j’éliminerais définitivement des tablettes des supermarchés) au dentifrice à la gomme baloune (quelle idée de donner une saveur de bonbon à un truc qui est censé combattre la carie!)? Quel est le lien entre une brosse à barbecue et le canal auditif d’un certain scientifique qui porte encore son nom de jeune homme, soit Tétraflorure de Jeune-Homme?

Bon, assez joué. Ça fait du bien. Vous voyez, je me sens moins pleine à présent. Rangeons les jouets. Il manque des pions dans le jeu de Monopoly, on n’a plus les dés pour le backgammon, et on a encore perdu la carte de Professeur Plum. On s’en câlisse ; il y a toujours eu trop de pions dans le Monolopy, personne ne sait jouer au backgammon et Professeur Plum n’est jamais le meutrier, regardez sa face d’innocent. Les hommes aux allures d’innocents sont les plus dangereux me direz-vous, et moi de vous répondre que Mickey Mouse et Barney n’ont jamais tué personne. Sophisme. Dla marde.

Pour revenir à mes propos du début, ce que j’entends par chier, eh bien c’est créer. Quand on chie, on se libère. Quand on crée, on se libère. On ne peut pas se forcer à chier, tout comme on ne peut pas forcer la création. Faut que l’intestin travaille, faut que ça macère, faut que ça marine, faut que ça bleu-marine. Prendre de l’extérieur, s’approprier l’extérieur, intérioriser l’extérieur, façonner à sa manière l’extérieur et rendre l’extérieur maintenant intériorisé à l’extérieur. Prendre un épi de maïs, mastiquer un épi de maïs, avaler un épi de maïs, digérer un épi de maïs, chier de la crème de maïs. Voilà pour moi ce qu’est la création. Ça prend du temps. Faut y mettre du sien. Créer avec la tête est aussi possible… Ce serait comme choisir de manger des betteraves pour chier rouge, parce que c’est rigolo. Ma mère me dit souvent que je ris comme Mozart, alors qu’il était dans sa période de folie grave. J’aime la comparaison. Je crois que je pourrais m’asseoir à mon bureau et jouer pendant des heures à établir des comparaisons ridicules. Ce filet d’esturgeon est aussi tendre qu’une paire de jeans ayant été portée pendant trois mois sans être lavée. Vos yeux sont comme des sacs à surprises achetés dans une boutique d’aliments naturels. Il se fait tard, comme hier lorsque je me suis dit qu’il se faisait tard. Plaisant. Combiner des mots est plaisant. Combiner des chiffres lorsque l’on tente de retrouver la combinaison du cadenas scellant le coffre contenant votre carte d’assurance maladie, votre passeport, les clés de votre maison, votre amoureux, vos enfants ainsi que votre roman favori peut être moins plaisant, j’en conviens. Vous n’aviez qu’à enfermer votre amoureux et votre passeport dans le réfrigérateur. Tout le monde sait que l’on ne verrouille jamais un réfrigérateur. Parlant de frette, je me dis souvent que j’aimerais bien congeler mes idées. Je pourrais avoir un congélateur (verrouillé cette fois) muni de multiples compartiments classés selon le thème ou selon l’année. Ils contiendraient mes opinions et idées sous forme de petits bonbons. Je pourrais alors avaler le petit bonbon bleu du compartiment 1998 et pouvoir ainsi avoir accès à ma vision de la vie à cette période de mon enfance. Ou encore avaler le petit bonbon violet du compartiment 1989 et me retrouver dans ma tête de fœtus. J’aime bien. Je vais y travailler. Il me faudrait des bâtons de popsicle, des crayolas, des cure-pipes et des glaçons. Oh! Et ma calculatrice scientifique. La calculatrice scientifique est un bel outil. Le blog est aussi un bel outil. D’ici l’obtention de mon breuvet, je me contenterai de ce blog pour congeler mes idées. Je n’aurai qu’à faire surchauffer mon ordinateur pour les récupérer, et cela, seulement si je veux bien les récupérer un jour.